La SeilleComme chaque année, le mois de janvier est pour moi un rendez-vous attendu. Un moment à part, où je retrouve ma rivière, la Seille, en kayak. Une pêche hivernale, lente, exigeante, que j’affectionne particulièrement, notamment pour traquer les cendres dans des conditions souvent froides, humides, brumeuses, mais toujours inspirantes.

Cette année pourtant, les choses ont été nettement plus compliquées que d’habitude. Très franchement, la pêche a été dure. J’ai peiné à trouver les poissons. Vraiment peiné. Les dérives se sont enchaînées, les postes se sont succédés, sans que les touches soient au rendez-vous. Avec le recul, ce mois de janvier restera sans doute comme l’un des plus délicats que j’ai connus, et probablement celui où j’ai capturé le moins de sandres — si ce n’est le moins tout court.

Pour autant, tout n’a pas été négatif. Comme souvent en hiver, les silures ont répondu présents. Heureusement qu’ils sont là. Ils ont sauvé quelques sessions et, surtout, ils n’ont jamais entamé le plaisir d’être sur l’eau. Car même quand la pêche est difficile, le simple fait de glisser en kayak, d’observer la rivière, de composer avec le courant et le froid, reste un privilège.

J’ai multiplié les sorties au cours du mois, dont une en particulier avec le magazine La Pêche et les poissons. Malgré cela, le constat restait le même : des poissons rares, des touches comptées, et une pêche qui demandait patience et persévérance pour quelques résultats seulement.

À l’approche du week-end de fermeture, je me suis dit que j’allais y aller quand même. Deux jours. Enfin, plutôt deux demi-journées. Une façon de boucler la saison, comme je le fais habituellement. Mais dès la première sortie, le verdict est tombé. Les sensations n’y étaient pas, les poissons toujours aussi absents. Inutile d’insister. Cette fois, la décision a été prise de clôturer plus tôt que prévu.

Dans les faits, cette fermeture aura été très brève. Deux heures de pêche, un matin, avant la pluie. Rien de plus. Et comme bien souvent ces derniers temps, c’est un petit silure qui est venu conclure la session. Une capture modeste, presque anecdotique, mais suffisante pour refermer cette courte parenthèse sur la Seille.

Silure

Le silure restera d’ailleurs très certainement au cœur de mes sorties dans les semaines à venir. Pêché au ver, il offre encore quelques perspectives intéressantes quand le reste semble au ralenti. De ce côté-là, il y a sans doute encore quelques pêches à faire.

Silure

 


 Rem

 

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