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Voilà déjà presque 1 an que je suis parti en Guyane pour pêcher, mais aussi découvrir la forêt amazonienne. Je suis parti avec mon grand frère qui a déjà fait ce voyage et connaît bien nos hôtes.


Départ le 1er mai, retour le 12 mai 2025, période de saison des pluies, nous serons hébergés à Remire-Montjoly, banlieue de Cayenne, chez Elsa et Seb qui sont en Guyane depuis longtemps.

Seb sera aussi notre guide et nous a concocté un programme de dingue à la recherche de l’Aimara, du Tarpon et autres poissons du coin.

Pour ce voyage, j’ai investi dans une canne de voyage 4 brins SAKURA HOROSHA 20-100 g casting, équipée d’un moulinet ABU GARCIA REVO, le tout avec une tresse de 30 cent.

Niveau matériel, Seb nous a fait un topo assez précis, je pars donc avec de la crinelle d’acier 1 mm, des gros hameçons fort de fer, des plombs 40 g, tout ça pour la pêche aux appâts, et deux boîtes de leurres pour l’Aimara et les Tarpons.

J’ai changé les hameçons sur quelques leurres (OWNER et BKK orange).

boite Aimara :

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J’ai aussi pris des jigs métal lourds, des chatterbaits jerk, des gros leurres souples…

Décollage à 7 heures de Lyon pour Paris puis direction Cayenne, atterrissage à Cayenne à 15 h, 9 heures plus tard, nous y voilà.

Le programme est lancé, demain départ à 7 h pour le lac de barrage de Petit Saut sur le fleuve Sinnamary à la recherche du mystique AIMARA.

Paquito complétera la fine équipe avec Seb et les frères Vernoch. Sans oublier la pirogue indispensable en Amazonie.

 

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JOUR 1

Après 2 h de voiture, nous voilà en route vers notre carbet flottant sur le grand lac de Petit Saut, encore 3 h de pirogue dans un paysage hallucinant.

On s’installe vite fait, une petite bouffe, on s’entraîne à la prise des vifs et en avant pour l’Aimara.

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L’eau est très haute en ce moment, la pêche sera difficile, mais au milieu de la forêt amazonienne tous nos sens sont en action. La beauté des lieux et les rencontres impromptues comme celle d’une loutre géante, l’ambiance sonore et l’ambiance générale nous feront oublier la bredouille. En effet, la hauteur d’eau empêche la pêche des sorties de crique (petits cours d’eau se jetant dans le lac) et même de les remonter à pied. Les premiers leurres restent au fond mais l’ambiance est au beau fixe.

Le guide est un peu plus inquiet que nous quant à notre but de sortir l’Aimara, mais la journée de demain s’annonce épique avec la remontée du Sinnamary jusqu’au 1er saut, le saut Takari.

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Soirée jeu et première nuit en Amazonie au milieu de nulle part. Ambiance lunaire : singes hurleurs, grenouilles, arbres qui tombent, mais avec le jet lag ça dort bien. Réveillé par le couple d’Ara rouge qui niche dans un tronc sur la rive, ouahou… la journée commence bien !!!

JOUR 2

Départ pour la journée à la remontée du Sinnamary, objectif Aimara. Le temps est de la partie, les averses sont rares mais plutôt drues, mais avec la chaleur ça passe crème. La pirogue est chargée : matos de pêche, glacière, eau, essence, et c’est parti pour une journée inoubliable.

L’eau reste haute mais les spots sont pêchants.

La pêche sur la rivière est différente et la pêche au vif ou poisson mort est plus adaptée, les poissons ciblés sont plus nombreux : acoupa rivière, poissons-chats, aimara mais aussi coumarou (à la graine) sont présents.

Les accros sont monnaie courante et nombre de bas de ligne et d’hameçons vont rester au fond lors de la journée.

C’est en pêchant l’acoupa au jig métal 30 g que j’attelle le premier poisson et le voilà, un petit Aimara qui nous fait suer jusqu’au bout car j’ai juste un bas de ligne en fluoro, mais le poisson est monté dans la pirogue avec des cris de joie, la journée commence bien et le but est atteint, mais la journée ne fait que commencer !!

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Les spots s’enchaînent sans poissons sur la rivière et Seb, fin connaisseur du lieu, nous dirige vers la crique magique. La pirogue est amarrée, on remonte la crique qui correspondrait chez nous à un petit ruisseau de 1 à 2 mètres de large, plutôt encaissé, avec des trous et des cascades.

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Et au détour d’un méandre, ils sont là, 2 gros bestiaux. Je lance le premier avec un gros souple sur une tête plombée doublée d’une monture triple brochet et c’est la touche instantanée, malheureusement le triple ne résistera pas et c’est la décroche. Le leurre souple reste dans la crique, Seb veut le récupérer et l’Aimara le devance et ingurgite sous nos yeux le leurre !!

Heureusement ce trou est bien habité et les Aimaras retapent à gogo sur mon jerk Sakura, ce coup-là équipé d’hameçons Owner. Le combat est dantesque, frein serré, l’Aimara veut retourner dans sa cache. Entre-temps Seb en démarre un autre et c’est un beau doublé. Noch n’est pas en reste mais son fish se décrochera sur une mythique chandelle.

Nous reprenons notre souffle et prenons ces magnifiques poissons en photo.

Nous pouvons tenir ces poissons pleins de dents redoutables par les yeux mais n’étant pas habitués, la pose est plutôt bizarre mais spontanée comme la joie d’être ici à la pêche dans la forêt amazonienne bien accompagnés.

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À noter que Paquito n’a pas encore jeté un leurre, voulant notre réussite, quel bon prince !!!

Nous remonterons cette crique assez haut et dans les trous supérieurs, Noch décrochera plusieurs fois un sacré monstre, comme quoi les hameçons doivent être absolument robustes et super piquants pour l’Aimara.

Retour à la pirogue, nous ne sommes plus très loin du saut Takari où nous mangerons au carbet qui borde le saut. Seb en profitera pour faire le plein de yaya (vifs) à l’épervier.

L’eau est haute et le saut est impêchable mais qu’à cela ne tienne, d’autres spots nous attendent sur la zone.

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Seb nous fait visiter le carbet qui se trouve en face, pendant ce temps-là Paquito, resté à la pirogue, aura la visite d’une loutre géante. En ce qui concerne la faune, nous croiserons surtout des oiseaux en vol : aras, perroquets, toucans et le fabuleux Morpho, papillon bleu électrique.

C’est l’esprit libéré et joyeux que la journée va continuer, nous sommes à côté d’un spot à coumarou, poisson ressemblant aux piranhas se prenant à la graine. Changement de montage, Paquito se met en action et ratera plusieurs poissons tout comme Seb, par contre pour ma part ce sera montage au fond plusieurs fois avec le courant, je ne maîtrise rien, pas simple.

Sur la descente, nous finirons en apothéose sur un spot où Seb détectera un banc de poissons qui tourne au sondeur. Je sors coup sur coup 2 acoupas rivière au vif qui finiront dans la glacière pour notre repas du soir et de notre retour, nous en décrocherons 2 autres.

De son côté Seb pêche plus sur la rive avec un gros vif, après 2 touches décrochées il terminera la journée en beauté avec cet Aimara de 10 kg+.

On pêchera jusqu’à la nuit sans autres poissons. Retour à la frontale à la recherche des caïmans sans réussite.

Repas et soirée jeux haute en couleurs, les présents s’en souviendront (# la loi de la jungle).

Le lendemain, rangement et nettoyage du carbet, sur le retour découverte de plusieurs anses alimentées par des criques malheureusement impêchables. Peu importe, ce séjour à Petit Saut fut un vrai rêve éveillé, un début de séjour haut en couleur qui promet pour la suite du séjour.

La suite dans le 2e épisode.

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 Dams


 

Commentaires  
  +1
joli voyage

Quelque chose à nous dire!