Truite de la Dordogne

Cette année, j’ai envie de consacrer un peu plus de temps aux pêches de la truite. Oui, mais voilà : les rivières à truite, ça ne court pas les rues par chez moi ! L’idée serait de pouvoir multiplier les sorties, même si, dans les faits, ce n’est pas toujours évident : les déplacements ont un coût, notamment avec le prix du carburant, et il faut composer avec.

À défaut d’être certain de pouvoir partir souvent, j’ai déjà pu profiter pleinement d’un vrai moment de pêche à la truite, sur les berges d’une rivière renommée : la Dordogne.

À la mi-avril, je me suis en effet exilé, le temps d’une petite semaine, à La Bourboule. J’y ai la chance d’avoir quelques solutions d’hébergement, ce qui simplifie beaucoup les choses et permet de pêcher dans de bonnes conditions ; d’autant plus qu’à La Bourboule, la rivière traverse la ville et reste très accessible.

À travers ces lignes, je vous propose un retour simple sur ces quelques jours de pêche : les conditions rencontrées, le comportement des poissons et les premières tendances observées.

Je reviendrai peut-être dans un second article pour détailler un peu plus les secteurs parcourus, les postes pêchés et mon ressenti plus précis sur chacun d’eux.

Dès les premières sessions, le ton a été donné : une eau claire, des courants soutenus, et une pêche au leurre souvent délicate. Les poissons étaient bien présents, mais peu actifs. Les suivis ont été nombreux, sans pour autant se concrétiser facilement, notamment dans les veines rapides où les truites peinaient à pourchasser le leurre.

La Dordogne

Les matinées ont été globalement peu productives, avec très peu de touches. En revanche, une fenêtre d’activité nette s’est dessinée en fin d’après-midi, entre 17h30 et 18h30, où les poissons sont devenus soudainement beaucoup plus actifs.

Truite de la Dordogne

La température de l’eau a joué un rôle déterminant. Sous les 9–10°C, l’activité est restée faible et les poissons peu enclins à se déplacer. À l’inverse, dès que l’eau atteignait 12–13°C, les touches se sont multipliées et les comportements sont devenus nettement plus francs.

Truite de déversement pêchée dans la Dordogne en amont de la Bourboule

Les postes les plus productifs n’ont pas répondu à une logique unique, mais ont surtout dépendu des caractéristiques très variables de la rivière selon les secteurs.

Autour de La Bourboule et en amont, la Dordogne s’est révélée très courante, avec une pente marquée et des vitesses d’écoulement importantes. Dans ces conditions, les truites ne pouvaient pas se tenir partout, et il fallait cibler des zones leur permettant de se déplacer efficacement pour intercepter un leurre. Les secteurs offrant un peu de répit dans le courant — creux, bordures ralenties ou abris marqués — se sont alors montrés les plus intéressants.

La Dordogne en amont de la Bourboule

Plus en aval, en revanche, la rivière s’est progressivement assagie, avec des profils plus plats et des écoulements moins puissants. Les postes productifs ont alors évolué en conséquence, avec une activité plus marquée dans les zones les plus courantes.

Côté technique, la pêche s’est faite principalement à la cuillère, notamment avec l' AR-S de chez Smith, qui s’est montrée particulièrement efficace tout au long du séjour. Facile à mettre en action et adaptée aux courants soutenus, elle a permis de déclencher une grande partie des touches.

Quelques beaux poissons ont également été pris au poisson nageur, en particulier avec des modèles de type Ryuki (marque Duo) ou D contact (Smith). Leur utilisation s’est cependant révélée plus irrégulière.

Truite de la Dordogne prise au poisson nageur

Truite de la Dordogne prise au poisson nageur

Au final, un séjour très instructif sur une rivière exigeante et physique, pas toujours facile à traverser ni à appréhender.

Grâce à l’outil FishCapture (www.fishcapture.fr), il est possible de préciser un peu les choses. Sur un peu plus d’une vingtaine d’heures de pêche, j’ai capturé au total 30 truites, soit un rythme moyen de l’ordre de 1,5 truite par heure. Les poissons allaient d’une dizaine de centimètres jusqu’à 33 cm, pour une taille moyenne d’environ 18 cm, 

Un résultat qui reste modeste, mais finalement assez cohérent au regard des conditions rencontrées et de l’exigence de la rivière.

Au-delà des chiffres, c’est surtout une rivière particulièrement agréable à pêcher lorsqu’on apprécie la truite et les milieux vivants. Un cadre souvent magnifique, des faciès plutôt courants qui demande de la précision et l'anticipation dans les dérives.

La Dordogne sur le No-kill de Saint-Sauves-d'Auvergne

Un secteur qui donne envie d’y revenir… même si rien n’est jamais complètement parfait. 

Malgré un cadre souvent magnifique, certains secteurs présentent des signes de dégradation non négligeables : algues brunes sur les galets, déchets (plastiques, pneus, ferraille…).

Un contraste assez marqué avec la qualité paysagère globale, qui rappelle que même les plus belles rivières restent fragiles.

La suite en quelques images... 

truite du Ruisseau du Vendeix dans la Bourboule

Ruisseau de Vendeix dans la Bourboule

Truite du Vendeix dans la Bourboule

Le ruisseau du Vendeix dans la Bourboule

La Dordogne sur le No_Kill de Saint-Sauves d'Auvergne

Truite de la Dordogne

Truite de la Dordogne

Truite de la Dordogne

La Dordogne sur le ruisseau de Saint-Sauves d'Auvergne

La Dordogne sur le No-Kill de Saint Sauves d'Auvergnes


 Rem

 

 

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