La température de l'eau, comme l'oxygène dissous, sont des éléments essentiels conditionnant la présence ou non des espèces dans nos cours d'eau. Les poissons sont des organismes très sensibles aux variations thermiques. Ils peuvent détecter de très faibles écarts de température de l'ordre de 0,01°C selon les travaux de Brown (2003). Ils ont aussi tendance à sélectionner des habitats thermiques qui maximisent leur taux de croissance (Magnuson et al. 1979).

D'après l'ouvrage "Les poisson d'eau douce des rivières de France" (éditions Delachaux et Niestlé 1997), il subsiste dans nos milieux aquatiques 83 espèces piscicoles distinctes. Un ouvrage de référence plus récent comme "Les Poissons d'eau douce de France" (édition Biotope 2011) recense actuellement une centaine de taxons (espèces) en intégrant aux espèces d'eau douce quelques espèces d'eau saumâtre.

En cette fin d'automne, ou le froid et la pluie ont fait leur apparition sur nos régions, débute une phase essentielle de la vie des truites fario (truite de rivière). C'est à cette période que les premières pontes ont lieu. Cette phase épuisante du cycle écologique de l'espèce est bien sur essentielle au maintien et à la pérennité des populations de truite.

La température est un élément prépondérant dans la répartition des poissons le long de nos cours d'eau. Chaque espèce piscicole et chaque stade de développement (oeufs, larves, juvéniles, adultes) possède un optimum thermique propre.

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